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 now i've though it trough, crawling back to you (chaz)

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Rowann Blakley
∆ HOW TO FAKE IT BABY
Rowann Blakley

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MessageSujet: now i've though it trough, crawling back to you (chaz)   now i've though it trough, crawling back to you (chaz) EmptyMar 29 Oct - 17:58


now i've though it trough, crawling back to you


i've dreamt about you nearly every night this week
how many secrets can you keep ?
Rowann s'en était longuement voulu. Pour son orgueil, sa fierté. Pour ces reproches qu'elle n'avait eu de cesse de lui balancer à la figure comme s'il avait été la cause de tous ses malheurs, mais plus encore : comme s'il ne l'enfonçait que plus encore alors qu'après réflexion elle avait cru déterminer au travers de ses mots une bienveillance qu'elle ne lui connaissait pas. Lui reprocher ces choses dont il essayait de la sortir, ces ombres qu'il avait si finement soulignées. L'empreinte d'une famille trop présente, guidant chacun de ses pas et de ses mots comme ils lui avaient appris à parler. L'empreinte de blessures qui aujourd'hui la terrorisaient et desquelles jamais elle ne s'était réellement remise. Elle les taisait, la tête haute et le regard perdu au loin sur des ambitions qu'on lui avait ôtées depuis quelques années déjà. Elle les observait, inlassablement s'éloigner, disparaître à l'horizon tandis que d'autres se profilaient en premier plan. D'autres qu'elle n'avait foncièrement nullement envie de connaître. Si elle avait développé à force d'acharnement un certain plaisir dans le journalisme elle n'y assouvissait pourtant que trop peu ses désirs de création et d'imagination. Ses désirs d'être elle-même. Tus sous quelques mariages potentiels pour lui faire oublier ses amours, en lui faisant miroiter une vie qu'elle croyait désirer sans réellement savoir les fondements même de ses instincts. Si durant un temps elle aurait pu avec aisance et détermination expliquer ce qu'elle y trouvait, ces espoirs qu'elle avait nourris un jour semblaient, à un rythme particulièrement lent mais pourtant certain, se dissiper, perdre de leur valeur et de leur sens puisqu'ils n'en avaient jamais eu aucun, finalement. 
Blakley n'avait pas vraiment réfléchi suite au message que Chaz lui avait envoyé. Abandonnant sa paperasse et ses articles soudainement, elle s'était lavée plus rapidement que de coutume et avait enfilé - comme toujours lorsqu'il s'agissait de Chaz - une de ses plus jolies robes, une paire d'escarpins assortis et s'était remaquillée légèrement, ne prenant même pas le temps de sécher ses cheveux entièrement. Ainsi assise dans sa limousine, le regard perdu au travers de la vitre arrière, elle attendait patiemment d'arriver à destination, les jambes croisées. L'esprit perdu, quelque part entre la dernière fois qu'elle l'avait vu et les scénarios qu'elle s'imaginait pour le jour-même, réfléchissant intensément aux mots qu'elle comptait employer. Le cœur battant probablement trop vite, trop mal. Le cœur battant comme elle l'avait aimé. Un amour d'adolescent qui brûlait et brûlait, toujours, incandescent dans la lumière du jour qui peu à peu s'affaiblissait, laissant place aux nuages rose et violets qui de leurs regards cotonneux les couvaient. Elle brillait, depuis quatre ans, depuis sept même, tantôt nourrie par un simple regard, juste un message, tantôt invisible, si faible. Mais jamais éteinte. À aucun instant Rowann n'avait cessé de penser à lui. Jamais elle ne l'avait oublié, et jamais elle ne le ferait. Comme un tatouage ancré dans la peau, marqué au fer rouge, une cicatrice trop profonde, une brûlure trop intense qui possédait le goût de fer et de chair oublié dans un parfum d'oubli, humide et sucré. Un parfum qu'elle n'avait souhaité respirer de nouveau, un parfum qu'elle ne voulait pas associer à son prénom. Pas maintenant. Et plus jamais. Sans raison, sans mots même et sans pensées. Dénuée de tout ce qu'elle s'était évertuée à conserver depuis plusieurs années mais pourtant riches d'autres idées, infimes, qui telles quelques bourgeons de roses au printemps naissaient avec tendresse pour mieux exposer leur passion par la suite.
La limousine s'arrêta. Blakley adressa un léger sourire à son chauffeur en le remerciant et sortit de la voiture, fermant la porte derrière elle. Elle pénétra dans le bâtiment, se rendit à l'appartement de Chaz, hésita quelques instants sur le pas de la porte, immobile et incertaine. Si elle s'était répétée maintes et maintes fois ce qu'elle souhaitait lui dire durant le trajet la jeune femme semblait soudainement prise de doutes qu'elle savait ridicule mais pour lesquels elle ne représentait pourtant qu'une vulgaire proie. Trop important pour qu'elle fasse un faux pas. Trop intense, cependant, pour qu'elle parvienne à se remémorer toutes ces choses qu'elle avait envie de lui dire, qu'elle aurait du lui conter bien des années auparavant. Elle venait pour s'excuser, pour lui expliquer. Elle venait parce qu'elle voulait le voir, en dépit d'une raison quelconque qu'elle perdait chaque instant un peu plus. Rowann parvint à se ressaisir pourtant, un instant, assez pour sonner et patienter aussi calmement qu'elle le pouvait, croisant les bras sur sa poitrine comme pour se protéger, le regard baissé. Et puis la porte s'ouvrit. Son cœur loupa un battement, deux peut-être même et elle redressa légèrement le regard, intimidée et peu fière qu'elle était, souriant à peine. « Salut. » parvint-elle à articuler, difficilement, muni du ton qu'un enfant aurait employé après s'être fait réprimandé. Car il ne s'agissait que de cela. Que d'une enfant capricieuse, de sentiments trop grands pour elle, d'un jeu dont ils étaient les maîtres mais qui pourtant leur échappait de manière déraisonnable. Et tandis que finalement elle croisait son regard, cachant ses doigts légèrement tremblants, elle reprit après s'être mordu la lèvre inférieure discrètement. « Excuse-moi. » Il était rare qu'elle fasse des excuses, ainsi les formula-t-elle à haute voix de manière à peine audible, guidée par une fierté dont elle ne parvenait pas à se détacher. Et de la même manière, murmurant presque elle l'observa, mouvant à peine ses lèvres. « S'il te plaît. »

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Chaz Mountbatten

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MessageSujet: Re: now i've though it trough, crawling back to you (chaz)   now i've though it trough, crawling back to you (chaz) EmptyMar 29 Oct - 19:03



Chaz and Rowann
SHE BECAME EVERYTHING SHE HAD TRIED NOT TO BE
Chaz était installé sur son canapé, pétard en bouche et manette en main, lorsqu'il reçu un message de Rowann, et elle était bien la dernière dont il espérait des nouvelles. Elle était passée au bas de la liste de ses priorités en quelques secondes, au même moment où elle était devenue l'ennemie numéro un, la personne qu'il désirait le moins voir et il avait même pensé à rentrer à New-York quelques semaines pour être sûr de ne pas la croiser par un malheureux hasard. Son humiliation lors de leur dernière rencontre avait été telle qu'il souhaitait pouvoir éviter toute nouvelle confrontation avec elle ou avec le plaza hotel d'ailleurs, qui avait été le triste théâtre de leur altercation acide. Il s'était donné quelques jours pour réfléchir à ce qu'il allait faire, aux pours et aux contres, aux possibilités qui s'offraient à lui et Dieu sait qu'elles étaient nombreuses lorsque l'on s'appelait Mountbatten.
Il lui avait répondu sans trop de conviction, préférant l'oublier et passer définitivement à autre chose puisqu'il avait été réellement déçu par la nouvelle Rowann qu'il avait pu découvrir, il se trouvait bête d'avoir cru une seconde qu'elle aurait pu l'écouter et il trouvait ce retour de manivelle assez étrange, si bien qu'il se demanda si ce n'était pas une nouvelle tentative qu'elle entreprennait pour le blesser. Néanmoins il lui proposa de passer chez lui, proposition à laquelle il ne reçut aucune réponse, jusqu'au moment où on sonna à la porte. Toujours installé sur le canapé mais cette fois-ci devant un programme de télévision débile, Chaz jouait avec le chaton qu'il avait trouvé sous sa voiture quelques semaines auparavant et qu'il avait décidé d'adopter en quelques sortes. Il l'avait renommé Carl, l'avait emmené chez le vétérinaire et lui avait acheté le nécessaire pour qu'il puisse s'amuser, de la souris à roulettes jusqu'à la pelotte de laine. Chaz n'avait jamais été en grand fan d'animaux mais bizarrement, il avait ressenti une certaine tendresse face à ce chaton grelottant et miaulant, tout chétiffe, apeuré et affamé. Lorsque l'on sonna à la porte, le félin se redressa avec curiosité et sauta du canapé pour courir à l'entrée. Chaz lui, se demandant de qui il pouvait s'agir, peu sûr que cela puisse être Rowann, se leva pour regarder par la fenêtre. Il pu voir une limousine s'en aller et il grimaça légèrement avant de se diriger vers la porte, peu sûr d'être prêt à l'affronter à nouveau, parce que oui, c'était bien elle. Rowann Blakley.
Il ouvrit la porte et put la découvrir toute pimpante, comme d'habitude. Elle était vêtue d'une robe et de talons, comme la dernière fois, et il ne put s'empêcher de repenser avec un certain recul et humour cinglant aux mots qu'il lui avait adressé quant au fait que porter des robes chères ne la rendrait pas plus aimable.. Même s'il n'avait pas exactement usé de ces termes là. Calme, serein, neutre... Chaz l'observa sans un mot alors qu'elle le saluait. Il attendait de savoir ce qu'elle lui voulait, la raison de sa venue, parce qu'il n'allait pas la laisser entrer chez lui si elle souhaitait lui manquer de respect, il n'avait absolument pas envie de s'engueuler avec elle aujourd'hui, et c'était peut-être plus les effets du cannabis qu'un réel recul, qui le poussait à agir ainsi. Elle lui demanda alors pardon, faiblement, platement.. Elle le priait de l'excuser et il hésitait entre l'irrésistible envie de lui claquer la porte au nez et celle de l'embrasser. Ils avaient toujours eu cette espèce de relation étrange, vacillant entre haine et amour, entre passion et dégoût.. Leurs réactions étaient toujours trop, toujours exagérées, toujours surdimensionnées, probablement à l'échelle des sentiments qu'ils pouvaient ressentir l'un pour l'autre. Il sortit de son silence après quelques secondes de réflexion, s'approchant, tendant le bras vers elle, délicatement, presque avec pudeur, pour l'attirer lentement à l'intérieur de l'appartement. " Vient, entre... " dit-il avec calme, lui adressant un faible sourire qui se voulait réconfortant et il referma la porte derrière elle lorsqu'elle fut entrée. " Ecoute, heum... Je suis pas certain de vouloir en parler, j'ai pas besoin que tu me redises les mêmes trucs, encore, je crois avoir compris... Et j'ai pas envie de m'énerver. " expliqua-t-il toujours sur le même ton, en se dirigeant vers le salon où le chaton se roulait sur le tapis. " T'as fait ton choix, c'est comme ça... " Il lui adressa un regard, presque bienveillant, alors qu'il reprenait place sur le canapé. Définitivement, il n'avait plus envie de se battre pour elle parce que ce qu'elle avait pu lui dire ne lui donnait plus aucune envie d'être avec elle, il était prêt à la laisser entre les bras de Charlie parce que c'était ce qu'elle voulait et que c'était peut-être mieux comme ça finalement, il ne la voulait plus, elle s'était montrée tellement odieuse, tellement ingrate, tellement peu reconnaissante devant la relation qu'ils avaient pu avoir.. Face aux sentiments qu'il avait eu pour elle. Elle en avait joué, elle s'en était servie contre lui pour le blesser, pour être en position de force, parce qu'elle savait comment l'atteindre... Et définitivement, il était déçu de sa réaction, de voir ce qu'elle était devenue, ce qu'elle était prête à faire pour lui montrer qu'il n'avait aucune emprise sur elle alors que ce n'était pas ce qu'il cherchait, qu'il voulait simplement la récupérer, et elle l'avait pris comme un affront, elle s'était sentie personnellement outragée alors qu'il n'était question que de sentiments et non pas d'orgueuil puisqu'il avait mis la sienne de côté le jour où il était revenu lui parler. Il s'en voulait d'ailleurs de l'avoir fait et de s'être ainsi mis en position de faiblesse. Elle avait eu raison de lui.

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Rowann Blakley
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MessageSujet: Re: now i've though it trough, crawling back to you (chaz)   now i've though it trough, crawling back to you (chaz) EmptyMar 29 Oct - 21:09


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i've dreamt about you nearly every night this week
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Nombreuses avaient été les fois durant lesquelles elle lui en avait voulu, pour des raisons diverses, plus ou moins fondées, plus ou moins importantes. Jamais de cette manière. Jamais jusqu'ici la jeune femme n'avait tenté de le haïr avec une volonté féroce de l'éloigner d'elle, cherchant les prétextes les plus saugrenus dans le but de l'inculper de crimes qu'il n'avait pas commis. Et si nombre de fois elle avait tenté d'éluder le mystère de sa colère, elle avait fini par abdiquer, exténuée d'un combat qu'elle ne menait que contre elle-même. Si elle le haissait réellement pour une seule chose, c'était simplement pour l'avoir fait tomber amoureuse. Tel était foncièrement la cause de tant d'acharnement, tant de passion déchaînée, incontrôlable, puisque aucun raisonnement ne pouvait être poser lorsque l'on parlait de sentiments. Elle nourrissait sa haine de son amour, son amour de sa haine, comme quelques braises retrouvant leurs chaleur et couleur sous les souffles du vent, doucereux et tendres. Si Rowann avait cru, pendant un temps avoir tut ce brasier lancinant, elle avait pourtant su en un instant sous le regard de Chaz qu'il n'en était rien. Il était là, toujours là, il ne la quittait pas, jamais. Un souvenir perpétuel de quelques étreintes, quelques baisers brûlants dont elle se souvenait à la perfection, se surprenant même parfois à désirer ses lèvres dans la fièvre de ses nuits blanches, à envier ses bras dans la douceur de ses draps blancs. En se le refusant, perpétuellement, combat que son esprit menait contre son cœur avec ardeur et difficulté puisque lui-même l'avait menée ici en cette fin de journée. Instinctivement. Au rythme de ses battements elle l'avait suivi, un pas devant l'autre, les yeux clos, guidée uniquement par le bruit de ce même cœur, oui, toujours lui, s'écrasant contre ses côtes toujours un peu plus vite, toujours un peu plus fort lorsqu'elle se remémorait les nuits qu'ils avaient partagées, comme un délice destructeur qui pourtant se ramenait à elle. Une évidence. Un refrain entêtant. Une date d'anniversaire. L'odeur d'un parfum. Et la tête qui tourne, oui, n'a de cesse de tourner, stone ou pas, conscient ou pas, qui tourne au rythme entraînant et envoûtant de la valse des cœurs, de la valse des corps.
Ainsi elle s'était laissée emmener par son subconscient qu'il lui hurlait qu'il lui manquait au creux de l'oreille sans délicatesse aucune, puisqu'il ne s'agissait pas de cela. Que de la violence et du spontané, du maintenant, sans passé ni lendemain, du tout de suite. Des lèvres qui tremblent et des jambes menaçant chaque instant un peu plus de fléchir. La tête haute pourtant, toujours. Jusqu'à ce que finalement elle se retrouve face à lui, déchantant rapidement, sentant la chaleur qu'elle avait ressentie jusqu'ici s'intensifier de manière irrépressible, toujours un peu plus. Ainsi tantôt le regardait-elle, tantôt baissait-elle le regard, un peu fière un peu honteuse, chaque sensation demi-teintée, demi-sentie. Comme cette sempiternelle hésitation qu'elle ressentait à ses côtés, partagées entre deux mondes auxquels elle appartenait respectivement. La bienséance. Elle l'avait abandonnée en lui envoyant un message, pourtant revenait-elle, infime murmure lui chuchoter au creux de l'oreille des politesses et courtoisies dont elle n'avait que faire. Le visage redressé, quelques secondes. Le regard perdu sur ses lèvres après avoir parcouru de longs instants durant son visage comme elle aimait le faire, se délectant de sa beauté silencieuse, dans la haine ou le pardon, dans l'amour ou la rancoeur. Il était toujours beau. Elle rougit quelque peu alors, fait rare pour la demoiselle et baissa de nouveau le visage dans le but de dissimuler son visage quelque peu rosi, idiote qu'elle faisait là. Pourtant lorsqu'il l'invita à rentrer, elle parvint à se calmer, avec un peu de mal tout de même et accepta en le remerciant, un léger sourire au lèvre – comme toujours. Telle une enfant, une fois pénétrée dans son appartement elle laissa son regard redécouvrir ces pièces qui autrefois étaient siennes, tant elle passait de temps chez lui. Le regard brillant mais pourtant dissimulé, elle observait chaque endroit, chaque coin durant quelques infimes instants qui tous lui rappelaient un moment précis de leur relation tant ils avaient passé de temps ensemble en ces lieux. Un sourire, terriblement sincère et infantile se glissa sur ses lèvres en dépit de sa volonté, tandis que se retournant vers Mountbatten elle tirait ses cheveux en arrière, nerveusement. Rowann déchanta pourtant rapidement lorsqu'il reprit la parole, quelque peu gênée et honteuse de son comportement. Penaude presque, elle l'observa se diriger vers le salon, le suivit puis entama après s'être humecté les lèvres. « Je suis désolée d'être partie. » Blakley le savait, elle s'apprêtait probablement à lancer une bombe qui les rapprocherait, ou les éloignerait pour de bon. Laissant ses prunelles divaguer de longs instants, son regard se raviva lorsqu'il trouva la petite boule de poil sur le tapis. Souriant, elle s'approcha de lui le plus naturellement du monde, s'accroupit, et lui caressa le ventre plusieurs secondes. Assez pour tenter de garder son calme, assez pour qu'elle choisisse ses mots – tout du moins qu'elle sache par où elle allait commencer. Un léger rire innocent s'échappa d'entre ses lèvres juste avant qu'elle ne se redresse, reposant un regard plus grave sur le jeune home tandis qu'elle tentait d'articuler aussi clairement que possible, les lèvres très légèrement tremblante. « J'aurais jamais du partir comme ça, sans rien dire je... J'ai fait ce que je sais le mieux faire. Fuir. Parce que c'était plus simple que d'avoir à t'affronter. Tu me faisais peur parce que je savais très bien que tu obtiendrais tout ce que tu désirais de moi. Et c'est sûrement pour ça que je te détestais, aussi. Pour m'avoir fait tomber amoureuse. » Un raté. Puis deux. Elle se mordilla légèrement la lèvre et inspira profondément avant d'une fois de plus éviter soigneusement ses prunelles avec soin. De ces vérités qu'elle lui devait impérativement. De ces vérités qu'il aurait du connaître depuis bien longtemps déjà. « Je pouvais plus supporter... Tout ça. C'était trop, c'était malsain. Ca n'avait rien à voir avec toi. » Elle sourit légèrement, instinctivement mordit les peau mortes de ses doigts, irrépressible besoin terriblement nerveux qu'elle assouvissait pour tenter de se détendre. Les membres crispés et le souffle court. Il n'y avait rien de plus fatiguant que de prononcer une telle vérité, rien de plus intense. Ainsi nerveusement, un léger rictus s'échappa d'entre ses lèvres avant qu'elle ne reprenne. « Je voulais juste que tu saches ça. Je te le devais, enfin... Si tu veux que je m'en aille je comprendrais. J'ai demandé à mon chauffeur de m'attendre et... Je m'attendais pas à ce que tu souhaites que je reste de toute façon. » Elle finit par l'affronter de nouveau, sans rancoeur, sans volonté de détruire. Munie de ce sourire, étendard de chair qui lui, hurlait enfin à la paix.

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Chaz Mountbatten

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MessageSujet: Re: now i've though it trough, crawling back to you (chaz)   now i've though it trough, crawling back to you (chaz) EmptyMer 30 Oct - 0:11

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Chaz and Rowann
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Il espérait profondément que les choses ne dégénèrent pas à nouveau, il espérait qu'elle n'était pas là pour ça, qu'elle n'allait pas encore lui faire des reproches, l'insulter, le prendre de haut... Il ignorait totalement pourquoi elle avait décidé de venir, elle s'était excusée par message, certes, mais ça ne représentait rien, rien du tout, ce n'était que du vent, des mots écrits sur un téléphone.. C'était bien peu comparé à ceux qu'elle avait prononcé quelques jours auparavant devant tout le monde, en le regardant dans les yeux. Malgré ce qu'il ressentait, ou plutôt, ce qu'il avait subitement arrêté de ressentir pour elle, la voir revenir lui faisait tout bizarre, parce qu'elle aurait très bien pu en arrêter là, il avait cru comprendre qu'elle ne désirait plus de lui dans sa vie et puisqu'il était parti du Plaza, il ne s'attendait pas à la voir revenir vers, pas après ce qu'il lui avait dit. Et pourtant, Rowann était bel et bien là devant lui. Elle venait de s'excuser et il n'avait pu se résoudre à l'envoyer balader. Il l'avait donc laisser entrer, bien décidé à ne pas se disputer encore avec elle, fatigué, las, de se battre pour quelque chose qui apparemment n'en valait plus la peine puisqu'elle avait changé, qu'elle n'était plus celle qu'il avait aimé. C'était ce que Rowann avait tant cherché à lui faire comprendre l'autre jour. Ils se dirigèrent dans le salon et Rowann s'approcha du chat, se penchant pour le caresser. Chaz lui, s'installa sur le canapé, suivant des yeux chaque geste de la jeune femme, détaillant chaque partie d'elle, son corps, sa robe... ses jambes, ses épaules... Ses cheveux.. Il n'y avait rien chez elle qu'il n'avait pas aimé, il l'avait toujours trouvé parfaite, toujours élégante et présentable, toujours très belle, soignée, sûre d'elle forte... Pourtant aujourd'hui, Rowann Blakley semblait s'être vêtue d'un tout autre masque, son regard n'était plus aussi dure et fermée, elle laissait échapper des sourires, même un rire, alors que le petit chat se déléctait de ses caresses et puis elle s'excusa à nouveau; Elle s'excusa d'être partie. Chaz resta un moment silencieux, l'écoutant, attendant ses explications, qu'elle ne tarda pas à lui donner. Ca n'avait rien à voir avec lui disait-elle. Après quatre ans, il avait enfin droit à un semblant d'explication quant à son départ, quant à leur rupture, comme quoi.. Il n'était peut-être jamais trop tard et ça lui faisait du bien de l'entendre, de l'entendre dire ce qu'elle avait sur le coeur, la vérité, pas ce qu'elle pensait être préférable, pas ce que sa mère, c'était elle, Rowann, qui se confiait et qui lui admettait enfin les raisons de son départ. La peur. Tout simplement. Parce que leur amour, leur passion, les dévorait tous les deux et qu'elle avait préféré fuir, parce qu'elle avait trouvé ça malsain, qu'elle ne voulait apparemment pas être amoureuse, que c'était trop pour elle. La tension sembla alors retomber entre eux, pour lui du moins, il avait l'impression que c'était peut-être enfin fini, que le malaise, ce sentiment de non-fin, de problème irrésolu, oui, c'était peut-être bel et bien terminé. Il resta assis là un moment à la regarder, se demandant si il devait la laisser partir, lui dire qu'il la pardonnait mais que c'était fini, que c'était mieux comme ça, ou s'il devait lui dire de rester, rester pour peut-être recommencé mais mieux, ne pas refaire les mêmes erreurs, essayer de parler, de s'aider, au lieu de se braquer et de fuir... Parce qu'ils s'aimaient, ils s'étaient aimés du moins et il était malheureux qu'un sentiment aussi pur que l'amour, ne puisse être vécu pleinement.. Sans aucune souffrance. " Vient là.. " dit-il en lui faisant signe de le rejoindre sur le canapé. Il lui accorda un aimable sourire, probablement le signe de son pardon. C'était un sourire sincère et doux, parce que malgré tout les mauvais côtés qu'il pouvait avoir, il n'avait toujours souhaité que son bien. " Ecoute, c'est bon, c'est le passé, enfin... Oui, t'es partie parce que c'était trop pour toi alors j'espère juste que maintenant t'as ce que tu veux... Que t'es heureuse. Histoire que ça ait au moins servi à quelque chose. " Il marqua une courte pause, la regardant, l'invitant presque à se confier à lui, car oui, il avait envie de savoir si elle était heureuse et si la vie qu'elle menait la satisfaisait, après tout, si elle était revenue pour s'excuser et lui expliquer, c'était peut-être qu'elle espérait le voir revenir à elle. " Est-ce que c'est le cas ? Parce que bon... notre relation a été ce qu'elle était, je me souviens que la plupart du temps on était quand même plutôt bien. Nan? "

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MessageSujet: Re: now i've though it trough, crawling back to you (chaz)   now i've though it trough, crawling back to you (chaz) EmptyMer 30 Oct - 14:18


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i've dreamt about you nearly every night this week
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Ce n'était pas vraiment réfléchi, pas vraiment calculé. Il n'y avait pas de science exacte dans l'instinctif, il n'y en avait jamais eu. Que quelques réactions corporelles auxquelles Rowann semblait maintenant inconnue, s'étant évertuée des années durant à les faire taire dans un but bien ridicule. S'élever. Dans le mensonge et habillée de quelque masque bien décorés qu'elle avait appris à revêtir. Le carnaval des illusions. On ne lui apprenait que cela. De quelle couleurs décorer ces reflets d'une personne qu'elle se devait de rester, coûte que coûte, en dépit du vrai, en dépit de la réalité, en dépit d'elle-même. Mettre ses désirs de côté pour mieux satisfaire ceux des autres. Devenir avec exactitude ce que l'on attendait d'elle. Une Blakley. Un nom, une marque de fabrique presque, un gage d'élégance et de bienséance qui lui collait à la peau malgré ses multiples tentatives de s'en échapper. Il y avait eu Oscar, oui, mais encore et surtout, il y avait Chaz. Comme une écharde coincée sous la peau, infectant son sang de manière irrépressible, toujours un peu plus vicieusement, toujours un peu plus aisément sans même qu'il ne puisse se l'imaginer. Il avait suffi à la jeune femme de le revoir une fois pour de nouveau sentir son cœur se serrer, son sang battre dans ses veines, sa peau être parcourue de frissons. Comme une évidence indéniable, comme le corps qui lui hurlait, toujours un peu plus qu'elle n'était qu'à lui et le serait toujours. En dépit de la force avec laquelle elle avait tenté de s'en convaincre, il était là, toujours là, ombre qui la suivait derrière chacun de ses pas, plus importante encore que celle qui perpétuellement planait au dessus de son esprit, celle de ses parents. Plus prenante, plus envoûtante, bien plus séduisante. Comme un mal pour un bien, une blessure qu'on élargirait pour mieux en voir la chair, pour mieux en voir le brut, le concret, l'indéniable. Comme un bleu sur lequel on appuierait pour voir si on souffrait, pour voir si tout ce que l'on nous avait dit jusqu'ici était vrai. Pour vérifier ce qu'on savait. Il en avait été de même. Le revoir pour confirmer qu'elle l'aimait, qu'elle l'aimait comme jamais elle ne le ferait, et ce même dans la haine profonde qu'elle avait tenté de lui vouer. En dépit du temps et de la rancoeur – qu'elle soit fondée ou non. En dépit d'eux. En dépit de tout ce qu'il connaissait de rationnel.
Ainsi elle l'observa avec attention lorsque la vérité s'insinua entre ses lèvres, comme un jugement trop longtemps attendu, qu'il soit libérateur ou non, peu importait, il était synonyme de paix. Les deux partis avaient cessé de se défendre, les deux armées de se battre, les deux corps de se blesser et les cœurs de se taire. C'étaient les cris qu'ils s'étaient adressés dans un murmure, les pensées qu'ils s'étaient criées, les sourires qu'ils avaient pleurés, les baisers qu'ils avaient oubliés. Comment auraient-ils pu le faire ? Comme une réponse qu'elle avait connue mais qu'elle adorait savoir vraie, qu'elle adorait rendre réelle en la prononçant. Comme si les sons, l'irrémédiable arborait en un étendard la vérité comme simple principe, même si entre ses lèvres cela pouvait paraître bien paradoxale. Elle s'en fichait. Il n'y avait que cela. Que ce qu'elle avait tant désiré lui dire sans jamais l'oser pourtant, baîllonnée par ses propres idéaux qu'elle entretenait avec une hargne de réussir et de détruire. Diviser pour mieux régner. S'éloigner pour mieux penser. Puisque avec lui il n'y avait plus de réflexion. Plus jamais. Qu'un oubli éternel voué au maintenant. Sans lendemain. Sans futur. Sans tout ce qu'elle avait tenté de construire avec volonté. Fut un temps où il n'aurait s'agit que de cela. Dans les rêves et les leurres, dans l'artifice. Ils avaient changé, certes, grandi aussi. Et peut-être était-ce la raison pour laquelle elle semblait avec curiosité redécouvrir celui qu'elle pensait toujours avoir vu en Mountbatten. Savoir qu'il ne la détruirait plus.
Un silence s'installa lorsqu'elle eut achevé ses mots. Elle l'observait, sans jamais le quitter des yeux, quelque peu gênée tout de même, glissant ses cheveux derrière son oreille en attendant patiemment un mot, un seul, même si c'était partir, même si c'était oublier. Qu'elle sache. Et quand enfin elle put observer un sourire naître sur son visage, cette oppression qu'elle avait pu ressentir quelques secondes durant s'en alla, laissant place à une légèreté qu'ils n'avaient pas partagée depuis longtemps. Ainsi elle s'exécuta, vint s'asseoir à ses côtés, sans complexité, sans rien d'autre que ses mots et ses gestes. Croisant les jambes, elle posa sa main sur ses genoux, ne quittant pas, jamais Chaz des yeux. Comme un point d'ancrage. Comme un point d'équilibre, pour tenir le fil, tenir debout, tenir tout court. Un sourire, légèrement ironique se dresse pourtant sur son visage quand il lui demanda si elle était heureuse. Elle se le devait, de l'être. Elle possédait tout ce qu'elle avait toujours voulu. Presque tout, n'était pas pour autant emplie de bonheur. Comme toujours tiraillée par quelques blessures qui à jamais seraient tues. « Je... Ouais. Enfin oui, je suis heureuse. Je crois. » Rowann lui mentait, pas pour le blesser, ni même pour lui prouver à quel point elle avait fait le bon choix de l'abandonner. Elle agissait ainsi car elle ne voulait pas qu'on la plaigne, puisqu'elle n'était pas à plaindre. Mais surtout parce qu'elle pensait sincèrement pouvoir atteindre le bonheur de cette manière, un jour. Quête éternelle d'une vie entière passée pourtant jusqu'ici à se détruire entre parures et robes. Comme un mot qui sonnait faux entre ses lèvres, comme tout ce qu'elle disait, tant toute sa sincérité semblait être faussée par cette hypocrisie qu'elle affichait, du haut de ses talons de douze centimètres et de son regard couvert par plusieurs fards à paupières hors de prix. Pourtant lorsqu'il mentionna leur relation, une fois de plus, un frisson lui parcourut l'épiderme, qu'elle tenta de cacher en tirant un peu les manches de sa veste sur ses poignets. Elle n'y était pas insensible, ne le serait probablement jamais. Comme le rappel de ces mots qu'ils s'étaient murmurés, de ces lèvres qui toujours se trouvaient et ces doigts qui s'emmêlaient. Une promesse d'infini alors qu'il n'en était plus rien. Esquissant un léger sourire, cependant, nostalgique presque elle planta de nouveau son regard dans le sien pour appuyer ses propos. « Oui, on était bien. On était nous. Ca changeait un peu. » Un léger rire s'échappa d'entre ses lèvres tandis que, croisant ses doigts sur son genoux elle baissait le regard, légèrement. Comme un rappel de ce qu'elle était à travers ce qu'elle pouvait lire dans ses yeux. À travers ce que lui pensait d'elle. Pourtant elle finit par redresser le visage, comme toujours, esquissant un sourire de défi, amusé aussi. « Et toi ? T'es heureux ? »

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Chaz Mountbatten

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MessageSujet: Re: now i've though it trough, crawling back to you (chaz)   now i've though it trough, crawling back to you (chaz) EmptyJeu 31 Oct - 11:19



Chaz and Rowann
SHE BECAME EVERYTHING SHE HAD TRIED NOT TO BE
Rowann s'installa à côté de lui sur le canapé, elle parût cela dit un peu gênée mais plus timide et pudique que réellement dérangée par l'idée d'être posée si proche de lui et ça le rassurait de l'entendre rire, de la voir sourire, de voir son regard se poser sur lui non plus avec ce mépris mais à nouveau avec une certaine tendresse, et ça y est, il se disait que les choses étaient peut-être redevenues comme avant, qu'ils n'allaient plus se détester, que ce serait fini tout ça, ces quatre années à se détester et à s'ignorer, à faire comme si l'un n'avait jamais existé pour l'autre... Ca le soulageait incroyablement, il se sentait mieux, plus léger, c'était comme si en quelques secondes, Rowann venait de tout résoudre parce qu'il n'avait jamais réellement cesser de penser à elle, l'idée qu'elle puisse être ailleurs avec quelqu'un d'autre, l'idée qu'elle avait trouvé mieux que lui, qu'elle était plus heureuse sans lui, ces idées là l'avaient toujours hanté d'une façon ou d'une autre, il y avait toujours quelque chose qui lui faisait penser à elle, une chanson, un film, un livre, un bruit, un mot, une simple image, tout et n'importe quoi le renvoyait à elle. Chaz avait donc été curieux de savoir si elle était heureuse puisqu'elle l'avait quitté pour ça, dans le but de l'être, de retrouver une certaine pleinitude qu'il n'arrivait plus à lui donner, parce qu'il s'était peut-être un peu laissé entraîner... il regrettait toujours qu'elle ne lui en ait pas parlé à ce moment là, pare qu'il savait qu'il l'avait tellement aimé qu'il aurait été prêt à n'importe quoi pour qu'elle reste si elle le lui avait demandé. Elle lui répondit simplement que oui, avec un peu d'hésitation, certes, mais elle estimait être heureuse et il hocha la tête, acquiesçant, plutôt satisfait de cette réponse. Il n'aurait pas aimé entendre qu'elle était malheureuse, au contraire, il était content si elle lui disait que sa vie actuelle la satisfaisait et même si il gardait en lui cette ombre de l'ancienne Rowann, celle qu'il avait connu, spontannée et époustouflante, même s'il avait un peu du mal à croire qu'elle était totalement heureuse et qu'il se disait que ce qu'elle faisait, ce qu'elle était, là, avec ses robes, ses talons et son travail choisi par maman, ce n'était pas elle, pas celle qu'il avait aimé, il était prêt à accepter le fait qu'elle avait peut-être changé, à cause de sa mère ou non d'ailleurs, peut-être que c'était elle qui en avait décidé ainsi et si elle lui disait être heureuse, alors il ne pouvait que la croire. Chaz ne s'attendait pas à ce qu'elle lui retourna la question, il était déjà prêt à changer de sujet lorsque Rowann lui demanda s'il était heureux et il pinça les lèvres, réfléchissant à la question, cette question qu'il ne s'était en fait jamais réellement posé. Il savait qu'il avaut été malheureux mais aujourd'hui il était incapable de dire s'il était heureux, il n'était jamais complètement empli de satisfaction, son travail lui convenait, ce qu'il faisait aussi, de là à jubiler chaque matin au réveil dans l'idée que ce soit une nouvelle journée pleine de bonne chose qui commence, pas vraiment... Mais il avait toujours été ainsi, elle le savait, il avait toujours été assez désinvolte, assez détaché, presque blasé par ce monde dans lequel il vivait. Si Chaz essayait toujours tant bien que mal de profiter de ce qu'il avait sans se poser de question, s'il était totalement matérialiste à penser que de nouveaux vêtements ou une nouvelle voiture le rendrait heureux, il savait que ce n'était pas le cas, qu'il cherchait quelque chose de plus, quelque chose que même les voyages, même les fêtes, même les jet privés et la cocaïne ne lui avait jamais procuré. Quoi ? Il ne savait pas. Probablement quelque chose, quelqu'un, pour combler son irrémédiable solitude. Et parfois il se disait qu'il était peut-être condamné à vivre ainsi, dans un état de semi-malheur et semi-bonheur, jamais totalement triste, jamais totalement heureux, comme bloqué dans un univers parallèle, dans une bulle de rien et de laquelle il ne sortirait jamais parce qu'il avait peut-être perdue toute capabilité de ressentir quoi que ce soit. " Et ben... Je suis pas malheureux en tout cas... " répondit-il simplement. Chaz se pencha un peu en avant, observa pendant quelques secondes les immenses talons qu'elle portait aux pieds avant de finalement se lever du canapé pour se diriger dans la cuisine, allant chercher quelque chose à boire, il revint avec deux verres et une bouteille d'eau gazeuse qu'il posa sur la table. Il s'installa à nouveau sur le divan et lui accorda un bref sourire. "Sinon comme tu peux le voir... J'ai eu un enfant. " dit-il en montrant des yeux le chat couché sur le sol. " Il s'appelle Carl. Sa mère était une sacrée tigresse. " déclara-t-il avec légereté, un sourire amusé sur les lèvres. " Bon, raconte moi un truc.. Parce qu'en quatre ans il t'est forcément arriver quelques choses... Et tu peux enlever ta veste, enfin.. t'as froid ? Ah et me dis pas que'il t'es rien arrivé en quatre ans, parce que te connaissant c'est impossible. La vie tourmentée de Rowann Blakley. Tome 2."

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" rien n'est grave "
Souvent je baise bourré, uniquement pour retrouver l'ivresse amoureuse. Si le coeur ne bat pas, il faut au moins avoir la tête qui tourne.

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Rowann Blakley
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MessageSujet: Re: now i've though it trough, crawling back to you (chaz)   now i've though it trough, crawling back to you (chaz) EmptyJeu 31 Oct - 13:09


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i've dreamt about you nearly every night this week
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Elle semblait s'évaporer, peu, à peu. S'en aller aussi rapidement qu'elle était arrivée, comme un poids mort en moins qui lentement s'échappait de son corps de manière irrémédiable. Un flot continu et bouillonnant qui s'apaisait sans un bruit, dans le calme et la douceur, dans tout ce qu'ils avaient oublié depuis bien longtemps. Tel le bruit de l'eau glissant sur les pierres d'un ruisseau, naturellement, comme s'il n'avait s'agit que de cela : un cycle de la vie qu'ils avaient tous deux fini par ignorer. La haine s'en allait. Silencieuse et sans violence, sans blesser, sans détruire. Elle en avait déjà fait assez. Et Rowann doucement sentait son corps entier se drainer de ce venin séduisant qui durant tant de temps l'avait habitée, s'était approprié son corps entier, et ce sang qui la maintenait en vie. Comme une masse qui soudainement s'en allait, laissant place à une légèreté plus sincère, plus spontanée, plus elle encore qu'elle n'avait pu l'être durant quatre années. En le perdant elle s'était perdue, s'en rendait compte peu à peu sans pourtant jamais se l'avouer. Dans un élan de fierté, ni orgueilleuse, ni hautaine, dans une fierté bien plus simple que celles-ci, et ce simplement parce qu'elle ne désirait dépendre de quelqu'un quand bien même cette vérité soit indéniable. Parce que c'était beau, c'était simple, elle ne demeurait que celle qui rendait les choses complexes, mais n'était-ce après tout pas la preuve même que cela comptait ? Puisque ainsi elle s'évertuait, timidement à ne jamais y penser, jamais l'imaginer. Jamais effleurer cette idée saugrenue qu'il pourrait être sien, encore une fois. Juste une. Dans une fièvre qu'elle canalisait comme elle avait toujours su le faire, invisible presque mais pourtant terriblement charmante. C'était la passion des premiers jours, comme une certaine timidité qu'elle retrouvait après avoir joué à d'autres jeux plus violents encore. D'autres qui n'étaient pas de son ressort face à tant d'enjeux, tant de peine, de douleur, mais plus encore : tant d'amour. Sans autres artifices durant quelques instants, qu'un attachement sincères sans tout ce qu'ils avaient vécu, ce qu'ils s'étaient dit, sans toutes ces blessures qu'ils s'étaient infligées, sans je t'aime moi non plus, sans ce qu'ils étaient en dehors de leurs sentiments. Ils se savaient tous deux plus que cela, plus que de l'orgueil et de la superficialité, plus que tout ce qu'on leur avait appris quand bien même Blakley elle soit encore intimement convaincue des convictions qu'on lui avait inculquées.
Bien que quelque peu désarçonnée par sa question en premier lieu, et malgré ses réponses hésitantes Chaz parut ne pas prendre en compte son incertitude et parut même, plus déstabilisé encore lorsqu'elle la lui retourna. Elle l'observa alors, silencieux durant plusieurs longues secondes, ne put s'empêcher de penser qu'il lui plaisait encore beaucoup, sûrement trop, et qu'il était terriblement beau. Un battement de cœur qui s'oublia. Elle souriait, éternellement, des promesses qu'elle pensait retrouver naïvement en quelques mots, elle souriait parce qu'elle le voyait, elle souriait parce qu'elle l'aimait, et n'avait pas besoin de justifications supplémentaires. Ignorante pourtant, elle écouta ses mots, incertains tous comme les siens. Rowann fronça légèrement les sourcils cependant lorsqu'il acheva sa phrase, intriguée et surtout désireuse de savoir ce qu'il lui manquait pour l'être, même si elle savait cette question bien ardue. Elle-même ne savait pas ce qu'il lui manquait, ou tout du moins si elle l'imaginait, s'exerçait à l'ignorer. Parce qu'avoir accès au bonheur c'était prendre le risque de le perdre. « Qu'est-ce qu'il te manque pour être heureux ? » La jeune femme n'avait pu s'en empêcher, soucieuse de son bien-être, quand bien même elle savait pertinemment qu'elle n'avait pas son mot à dire sur son état. Alors, un léger rire gêné s'échappa d'entre ses lèvres, se rendant subitement compte que peut-être sa question était déplacée. Elle ne pouvait pas lui demander d'être celui qu'elle avait quitté après quatre ans passées sans un mot. « Enfin, excuse-moi... Ca ne me regarde pas. Ou plus. » Elle le regardait, se mordant la lèvre, se perdant dans ses prunelles profondes quelques instants, trop de temps sûrement qu'elle passa à le regarder dans un silence total avant qu'elle ne se reprenne, secouant légèrement la tête de gauche à droite le sourire aux lèvres.
Elle le vit se lever, ne se posa pas de questions et attendit patiemment qu'il revienne, et lui adressa un bref « Merci. » lorsqu'il revint avec une bouteille d'eau. Lorsqu'il reprit, elle fronça légèrement le nez, intriguée puis lorsqu'elle comprit un sourire terriblement sincère se glissa sur ses lèvres, précédant un léger rire amusé. « Oui, je me suis dit qu'il te ressemblait beaucoup quand il s'est mis à ronronner quand je lui caressais le ventre. » elle posa son regard sur le chaton qui les regardait de ses grands yeux, toujours sur le tapis, ajoutant d'un air distrait. « J'en doute pas. » Perdue quelques instants dans ses pensées elle demeura muette, écouta ce qu'ajoutait Chaz sans vraiment l'entendre, intégrant cependant ce qu'il lui demandait. Ainsi elle s'interrogea sur ce qu'elle devait lui dire, ou non, lui parler d'Oscar, ou non, de sa famille, ou non. Pas qu'elle n'en ait pas envie mais simplement qu'inconsciemment elle craignait de le blesser de nouveau en lui avouant qu'elle avait aimé un autre homme – comme si elle lui avait toujours appartenu. Retirant sa veste et découvrant ainsi ses épaules, elle retourna son visage de nouveau vers Mountbatten, légèrement hésitante, entamant pourtant un discours qu'elle savait dangereux. « J'ai eu une histoire avec un homme, hhm... Oscar. Oscar Rivers. Je sais pas si tu vois qui c'est, il est bien placé, simplement un peu moins bien que nous, enfin peu importe... Sauf qu'il était plus âgé. Beaucoup plus âgé. Enfin, c'était de l'ordre de six ou sept ans mais pour ma mère c'était trop. Du coup elle s'est arrangé avec les parents Rivers, leur retournant le cerveau comme elle sait bien le faire en leur disant que ça porterait préjudice à leur réputation – et sûrement en leur promettant beaucoup d'argent, aussi. Et maintenant ma sœur est fiancée avec lui. Parce que ma mère l'a décidé. Que je n'ai pas mon mot à dire, enfin, tu connais la harpie... Et puis Alicia a rien dit. Donc on se parle plus, à part pour se tirer les cheveux et déchirer les vêtements de l'autre. » Elle esquissa un léger sourire, triste pourtant, redressant le regard vers Chaz, les prunelles brillantes et le cœur battant. Elle l'avait réellement aimé. Peut-être pas autant qu'elle avait aimé Mountbatten, sûrement moins même, mais de façon plus calme et douce. Sans passion. Elle se tut plusieurs instants, ressassant dans son esprit des moments dont elle n'avait pas particulièrement de se souvenir, se perdant dans ses idées. Lorsque finalement elle revint à ses esprits, elle tenta de se remettre d'aplomb, arborant ce perpétuel sourire terriblement faux. Et, dans un élan de vérité encore, le ton presque implorant, elle reprit. « C'est pour ça que je dois finir avec Charlie. Elle veut être sûre qu'il se passera plus rien entre Oscar et moi. Elle veut être sûre que je ne fasse pas de bêtises. Et si je lui désobéis je peux dire au revoir au poste qu'elle m'a promis dans son entreprise d'ici quelques années. Je peux dire au revoir à ma famille et tout ce que je possède. » Elle esquissa un sourire, plus sincère cette fois-ci, changeant de sujet en espérant que Chaz ne remue pas le couteau dans la plaie. « Et vous, monsieur Mountbatten ? Je suppose qu'il doit s'en être passé, des choses, dans votre vie. »

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