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 four years of ignorance / rowann

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Chaz Mountbatten

Chaz Mountbatten

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MessageSujet: four years of ignorance / rowann   four years of ignorance / rowann EmptyVen 25 Oct - 14:18

rendez-vous au plaza hotel à 17h - Vraiment, ça lui avait coûté de prendre sur lui pour lui parler, lui montrer qu'il surveillait peut-être encore ce qu'elle faisait, qu'elle réussissait toujours à l'atteindre. Après autant de temps, et puisqu'elle avait coupé les ponts du jour au lendemain, qu'il n'avait jamais clairement pu savoir ce qu'elle lui reprochait, oui, passer à autre chose se montrait être difficile et si il avait connu d'autres filles depuis, s'il avait compris qu'elle ne voulait peut-être plus du tout entendre parler de lui, il n'avait cessé, dans une certaine mesure, de s'assurer qu'elle allait bien et que tout marchait pour elle. Il l'avait connu au lycée et si leur relation avait pu être assez chaotique, jamais il n'aurait cru qu'elle se terminerait ainsi. Du temps où ils partageaient encore des sentiments et un quotidien à deux, jamais Chaz Mountbatten n'aurait cru se faire rayer de sa vie aussi rapidement, aussi simplement, comme on jette un mouchoir usagé. Et pourtant. Le temps avait fait son travail et si la rancoeur qu'il pouvait cultiver vis à vis n'était qu'un lointain souvenir, il semblait qu'une vague d'indignation et de jalousie, l'avait submergé le jour où il avait pris que les parents de la jeune femme et ceux de son meilleur ami, ce cher Bates, s'arrangeaient dans l'espoir de les caser ensemble.
L'idée de croiser Charlie avec son ex bras dessus bras dessous lui étant totalement insupportable, il n'avait pu se retenir et il était allé en toucher quelques mots à la première intéressée.
Ca faisait longtemps qu'il ne lui avait pas dit quoi que ce soit, il n'avait pas fait dans la dentelle, elle le connaissait trop bien pour savoir qu'un tel retour n'était pas sans intérêt et il était donc allé droit au but, se faisait remballer avec brio. Rowann accepta cependant de le revoir autour d'une tasse de café, ou de thé (à sa convenance) et ils avaient ainsi fixé un rendez-vous ce mercredi là au Plaza Café, pour 17h. Chaz, désireux d'être le premier sur place, était arrivé quelques minutes en avance afin de prendre une table. Il portait un pull Ralph Lauren de couleur bordeaux par dessus une chemise dont dépassait simplement le col ainsi qu'un pantalon beige, choisi avec soin. Le gendre parfait, en apparence. Il était parfaitement clean. Il n'avait pas fumé de la journée, n'avait pris aucune substance douteuse, tout ça, parce qu'il savait qu'elle saurait et qu'il ne voulait pas qu'elle ait cette image de lui et parce qu'il voulait qu'elle sache qu'il avait changé. Non pas pour la récupérer non, enfin, pas forcément, mais simplement pour regagner un peu de sa confiance, pour retrouver un semblant de crédibilité auprès d'elle et qu'elle ne lui parle plus comme elle avait pu le faire, avec ce dégout qu'il avait pu ressentir dans les messages qu'elle lui avait adressé. Il s'était installé à l'intérieur, à une table du fond de la salle, près du radiateur parce qu'il soupçonnait un vilain rhume de le guéter et que ce n'était pas le moment de tomber malade. Attendant l'arrivée de Rowann, Chaz avait pris l'initiative de faire amener à leur table un petit panier de muffins dans lequel il piocha pour en goûter un.
Ses yeux se tournèrent instantanément vers elle lorsqu'elle entra dans le café et ça lui fit tout bizarre, il avait l'impression de se retrouver quatre ou cinq ans plus tôt, alors qu'il n'était qu'un adolescent. Il lui adressa un léger signe de la main pour qu'elle le rejoigne et c'est tout naturellement qu'il se leva pour la saluer. " Hey, salut.. J'ai pris une table à l'intérieur, ça te dérange pas? Il fait pas très chaud dehors.." dit-il en reprenant place.  " Comment tu-vas ? Ça fait longtemps... "

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Rowann Blakley
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MessageSujet: Re: four years of ignorance / rowann   four years of ignorance / rowann EmptyVen 25 Oct - 22:57



four years of ignorance
Elle n'avait pas voulu dire oui, n'avait pas voulu être à l'heure, n'avait pas voulu mettre une de ses plus belle robe et n'avait nullement désiré non plus porter des talons aussi haut dans le but d'atteindre sa taille. Pour qu'il ne la regarde pas de haut. Pour qu'ils soient égaux. Pourtant en dépit de sa volonté Rowann semblait s'être appliquée pour ce rendez vous pour une raison lui échappant totalement et sur laquelle elle ne souhaitait se pencher réellement. Ignorante qu'elle demeurait en pensant agir pour son propre bien, fermant les yeux sur ses réelles motivations comme une enfant l'aurait fait, niant ses bêtises, puisqu'il n'y avait que cela. Que quelques caprices ici et là grâce auxquels toujours elle obtenait ce qu'elle voulait. Quelques caprices ici et là grâce auxquels elle se sentait respectée. Naïve qu'elle demeurait, poupée de la bourgeoisie qu'elle était devenue, habituée à ce qu'on lui obéisse au doigt et à l'oeil. Peut-être était-ce pour cela qu'elle avait tant aimé Chaz. Cette manière qu'il avait de lui appartenir sans jamais réellement être sien. Eternel insaisissable. Pourtant - et ce en dépit de ce qu'elle pouvait ressentir encore parfois à son égard - s'évertuait-elle depuis quatre longues années à l'éloigner d'une volonté féroce et révélatrice. L'empêcher de l'atteindre. L'empêcher de la détruire. Les dernières images qu'elle possédait de son ancien amant n'étaient peu glorieuses. Quelques cachets ici et là éparpillés dans une chambre tantôt délabrée tantôt luxueuse. Quelques pupilles dilatées et doigts tremblants. Un frisson lui parcourut l'échine lorsqu'en route pour le Plaza dans sa limousine les quelques souvenirs lui restant en mémoire revinrent barrer son regard tels des flashs d'images s'emparant trop aisément de son esprit. Elle se savait une proie facile. Tentait de montrer le contraire, de le prouver même avec une aisance déconcertante pour l'hypocrisie probablement héritée de sa mère. Comme si elle avait quelque chose à y perdre. Totalement paniquée à l'idée de pouvoir y perdre.
Lorsqu'enfin Blakley arriva devant le Plaza, elle remercia son chauffeur et sortit de la limousine avec distinction. Ce ne fut pas l'excitation ni même la joie qui s'empara d'elle, mais une peur démesurée et sûrement ridicule de revoir Mountbatten après tant d'années. Qu'allaient-ils bien pouvoir se dire ? Elle n'en avait aucune idée, et peut-être était-ce le pire. Le fait qu'elle n'ait aucun contrôle sur la situation - quand bien même elle tentait de se convaincre du contraire.
Ainsi elle chercha Chaz du regard, parcourant les tables toutes plus ou moins occupées. À défaut de l'apercevoir à l'extérieur du plaza, Rowann décida de pénétrer dans l'enceinte de l'établissement. Elle le chercha quelques secondes encore, le trouvant bien facilement lorsque finalement il lui fit un signe de la main. Un nouveau frisson se glissa sur sa vulnérable peau lorsqu'elle glissa ses prunelles sur son visage, hésitante une infime seconde. Il avait changé. Elle pouvait le voir d'ici. Ainsi le rejoignant de sa démarche déterminée, un léger sourire aux lèvres, elle le salua puis vint s'asseoir face à lui tout en évitant soigneusement son regard - elle ne voulait pas qu'il pense qu'elle lui montrait un quelconque intérêt. Retirant sa veste et son foulard une fois qu'elle fut installée, Rowann lui répondit lorsqu'il eut achevé ses mots. « Non ne t'en fais pas, c'est très bien. Merci. » Fichue courtoisie à laquelle elle pensait perpétuellement devoir se plier. S'il n'avait s'agit que d'elle elle lui aurait probablement craché à la figure tout ce qu'elle pensait de lui, et à quel point elle lui en voulait pour les messages qu'il lui avait envoyés. Elle n'en fit rien, resta de marbre, feignant l'indifférence à la perfection. Lorsque finalement elle redressa son regard sur Chaz, elle ne put s'empêcher de sourire, quelque peu en retrouvant son visage. Elle se reprit pourtant bien rapidement, hésitant quelques secondes, elle finit pourtant par lui répondre. « Ca fait quatre ans. Tu peux le dire tu sais, je pense qu'on est au courant l'un et l'autre. Et oui, ça va. Merci. Et toi comment vas-tu ? » Elle ponctua ses derniers mots d'un sourire des plus hypocrites cette fois-ci, assez pour qu'il le remarque mais pourtant insuffisant pour qu'il le souligne. Elle aurait aimé lui reprocher son comportement de l'autre soir. Cela aurait été dire à haute voix que cela comptait encore. Cela aurait été être faible.

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MessageSujet: Re: four years of ignorance / rowann   four years of ignorance / rowann EmptySam 26 Oct - 0:00

rendez-vous au plaza hotel à 17h - Il était content de la voir, bizarrement. Rowann avait bien changé en quatre ans. Elle était aujourd'hui perchée sur des hauts talons et marchait avec détermination et confiance, elle semblait plus mature, plus femme.. Elle n'était plus la jeune fille qu'il avait connu, elle avait grandi, et il ne tarda pas à remarquer la robe qu'elle portait lorsqu'elle ota son manteau et son foulard. L'observant quelques secondes, il ne put s'empêcher de se dire que d'une certaine façon, elle lui avait manqué, sa simple présence, son sourire, ce qu'elle dégageait, tout ça, tout ce qu'il avait pu aimer chez elle... Sa retenue également, lui qui avait tellement de mal à se contrôler malgré les efforts qu'il faisait. " Ca fait quatre ans. Tu peux le dire tu sais, je pense qu'on est au courant l'un et l'autre. Et oui, ça va. Merci. Et toi comment vas-tu ? " répondit-elle en lui retournant sa question. Elle commençait bien, toujours apparemment sur la défensive malgré le sourire un peu trop ravie qu'elle affichait sur son visage. Quatre ans, oui, le temps était passé rapidement, avec le recule... Ca n'avait pas toujours été le cas, il se souvenait assez facilement des moments difficiles et incroyablement longs qu'il avait passé après le départ de Rowann, les nuits d'insomnies, d'abord la drogue à un niveau encore plus scandaleux qu'avant, seul échappatoire qu'il avait pu trouver, et puis le retour à la réalité, sa décision de se calmer et de se reprendre en main. Quatre ans étaient donc déjà passés et ils n'étaient probablement plus les mêmes, ni elle, ni lui. " Ca va. " dit-il de façon assez détachée avant de faire signe à la serveuse de s'approcher pour pouvoir commander. Laissant la liberté à Rowann de choisir ce qu'elle voulait boire, il demanda un grand cappuccino, et l'employée repartie rapidement. Chaz retourna alors son attention vers Rowann, il se demandait si elle comptait lui parler de ce qu'il s'était passé, d'eux, de la rupture, il se demandait si les vieux souvenirs, la rancoeur, si tout ça allait être étalé là, littéralement, sur la table du Plaza Hotel, ou si elle était assez décente pour se retenir de laver son linge sale en public. Il se demandait aussi si elle allait lui parler des messages qu'il lui avait envoyé et du fait qu'il lui avait avoué ne pas être vraiment emballé à l'idée qu'elle puisse être avec Charlie, son meilleur ami, en réalité, ça lui avait presque fait mal lorsqu'il l'avait appris car si il aurait très bien pu supporter l'idée que Rowann soit avec quelqu'un d'autre après tout ce temps, celle d'être avec son meilleur ami, elle, était toute différente et il ne pouvait s'y résigner. Il espérait dés lors que l'amitié que Charlie lui portait soit assez forte, il n'en doutait pas pour le moment, se disant qu'au moment où il lui en parlerait, Charlie laisserait tomber, connaissant les sentiments très fort qu'il avait pu ressentir pour la jeune femme, et il souhaitait sincèrement ne pas avoir à se justifier ou à tergiverser des heures. " Alors, tu fais de la mode finalement? " l'interrogea-t-il, curieux de savoir si elle avait suivi la voie qu'elle voulait ou si elle s'était résignée à faire autre chose. En toute logique, il se disait qu'il était plus simple de commencer par parler de ce genre de chose, il se voyait mal commencer à lui raconter sa vie ou des choses complètement stupides et sans intérêts, et puis, c'était la moindre des choses que de s'intéresser à elle, d'autant plus qu'il était réellement interessé par la réponse qu'elle allait lui apporter. " Ta robe est cool, elle te va bien. " ajouta-t-il toujours avec le même détachement. Il le pensait vraiment, et il trouvait légitime, voir naturel, de le lui dire. Il l'avait toujours trouvé jolie, elle le savait sans aucun doute. Tout de même un peu gêné par la situation, parce qu'au fond, même s'il avaitl l'impression de la retrouver, il se disait qu'elle n'était peut-être plus du tout la même, qu'il était peut-être en face d'une totale inconnue et il était alors incapable de prévoir aucune de ses réactions, et c'était assez frustrant.. En fait, si il n'avait pas eu peur de la froisser, il lui aurait dit directement qu'il la trouvait absolument canon, mais puisque quatre ans étaient passés, comme elle venait de le lui rappeler, et comme elle agissait avec retenue, il se devait d'en faire de même, dans une certaine mesure.

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MessageSujet: Re: four years of ignorance / rowann   four years of ignorance / rowann EmptySam 26 Oct - 16:32



four years of ignorance
Elle ne savait pas réellement d'où provenait cette intensité qui soudainement s'abattait sur elle au même moment que le regard de Chaz l'avait fait. L'estomac noué et les poumons compressés. Rowann dut se faire violence pour calmer cette respiration et ces battements de cœur effrénés qui déraisonnablement semblaient s'emballer. Elle ne laissa rien transparaître cependant, pas un seul instant, jamais. Pantin qu'elle était pour cette peur qu'elle possédait. Celle de savoir pertinemment qu'il avait toujours tout obtenu d'elle jusqu'à ce qu'elle s'en éloigne, qu'il le faisait encore aujourd'hui et qu'elle le lui prouvait par sa simple venue. Jamais elle n'avait eu envie de le revoir, tout du moins pas après les virulents messages qu'ils s'étaient échangés l'autre soir. Blakley n'avait réellement compris son comportement ni cette jalousie qu'il lui avait témoignée indirectement, peut-être était-ce même l'une de ses motivations pour avoir accepté de venir. Deviner pourquoi Mountbatten avait agi ainsi. En dépit de sa volonté et de ces leurres qu'elle ne cessait de se répéter intérieurement, ce que pouvait bien penser le jeune homme l'affectait sûrement bien plus qu'elle ne désirait le montrer et le savoir toujours attaché à elle avait certes flatté son ego, mais plus encore : elle s'était posée des questions sur ses actes passés après avoir passé des années à nier sa faute. Ainsi lorsqu'elle souligna la durée de cette ignorance elle put voir le visage de son ancien amant se fermer quelques instants, ce qui, d'une certaine façon lui serra le coeur tandis que jamais elle ne le quittait du regard. Elle se surprit même à se délecter de ses traits, de ses expressions qu'elle connaissait encore presque par cœur. Imperturbable, quelques souvenirs pourtant lui revinrent à l'esprit pendant les quelques secondes de silence qui s'installèrent. Un index caressant l'arrête de sa mâchoire. Quelques baisers qu'elle parsemait dans son cou. Leur éloignement s'était fait si brutalement que jamais réellement elle n'avait eu le temps ni l'occasion de faire le deuil de toutes ces choses qu'ils avaient partagées. Ainsi, le retour à la réalité et surtout les retrouvailles semblaient être pour elle une façon d'enfin se remémorer tout ce qu'elle avait quitté. Tout ce qu'elle avait chéri, aussi.
Elle fut interrompue dans ses pensées par la serveuse arrivant à leur table. Si Chaz commanda un café il prit le soin de la laisser choisir. Ainsi, adressant un sourire à la demoiselle elle commanda un thé vert et la remercia avant de se tourner de nouveau vers Chaz. Un silence s'installa, encore, gênant. Les mains sur la table elle baissa le regard sur ces dernières, s'empêchant de triturer ses doigts nerveusement afin de paraître impassible. Elle se demanda si elle devait s'excuser, lui expliquer les raisons de cette rupture et lui dire que ce n'était pas parce qu'elle avait cessé de l'aimer. Elle n'en fit rien, redressa le regard. Elle n'était pas sentimentale. Et ne devait certainement pas l'être avec lui. Se parant de son sourire sarcastique alors, ce même sourire qui la plupart du temps habillait son visage, elle le regarda quelques instants avant d'une fois de plus retrouver son masque de bourgeoise. « Tu t'ennuyais jeudi soir ou tu as eu soudainement une envie de venir me faire perdre mon temps en déblatérant sur un sujet qui ne te regarde nullement ? » Elle se savait ridicule, n'avait pourtant pu s'en empêcher. Si au moment opportun elle n'avait pu observer ses réactions en dehors de messages dactylographiés elle espérait en le provoquant de nouveau pouvoir en tirer quelque chose. Quoi, elle n'en savait rien, ignorait même ses motivations mais pourtant se délectait de le torturer ainsi, sachant inconsciemment qu'il ne lui demeurait pas insensible. Elle voulait lui faire du mal sans réellement savoir pourquoi. Quand bien même elle ne soit pas du genre ç étaler ainsi sa vie privée en public elle savait très bien que cela ne s'achèverait pas de cette manière avec lui. Tous deux éduqués de la même manière ils se contenteraient de se lancer des remarques provocantes avec un sourire invulnérable et terriblement hypocrite. Comme on le leur avait appris.
Il finit par lui demander ce qu'elle faisait en ce moment, si finalement elle avait suivi les traces de sa mère. Cela semblait logique pour les personnes de son entourage mais il n'en faisait plus parti depuis longtemps déjà. Ainsi elle lui répondit d'un ton détaché. « Non, enfin, plus ou moins. Je rédige des articles pour un magazine. » Elle eut légèrement honte, détourna le regard. Sa mère estimait pour le moment qu'elle n'avait pas besoin d'elle, et elle n'avait réussi à travailler dans quelque chose d'un peu plus prestigieux ou connu. Même si elle gagnait très bien sa vie et était satisfaite de son travail elle se doutait bien que Chaz, lui s'en était sûrement mieux sorti qu'elle même si sa condition n'était que temporaire. Redressant finalement le visage elle reprit pourtant. « Et toi alors ? Qu'est-ce que tu fais du coup ? » Il ne s'agissait ici pas de courtoisie. Elle s'intéressait réellement à ce qu'il devenait, quand bien même elle aurait préféré que cela ne soit pas le cas. Pourtant et ce en dépit de ses efforts, lorsqu'il la complimenta, elle ne put réprimer un sourire à la fois ravi et gêné. Si un regard avait bien compté dans sa vie il s'agissait bien du sien. Ainsi, sans artifices ni manières elle le remercia simplement, réprimant cette envie irrésistible qu'elle avait de lui dire à quel point elle le trouvait toujours aussi beau. Détachement. Toujours s'évertuait-elle à paraître détachée.

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MessageSujet: Re: four years of ignorance / rowann   four years of ignorance / rowann EmptyLun 28 Oct - 11:19

rendez-vous au plaza hotel à 17h - il aurait très bien pu regretter ce rendez-vous, regretter de lui avoir proposer de se retrouver ici et devoir affronter ses reproches qu'elle lui balançait à la figure telle des poignards et ce dans le seul but de le blesser, mais ce n'était pas le cas. chaz avait toujours assumé ses choix, et ça ne l'effrayait pas le moins du monde de se voir confronté aux souvenirs obscurs de son ex petite amie, apparemment rancunière pour des raisons qu'il ignorait puisqu'il ne lui avait rien fait directement. Si il avait eu un penchant parfois très prononcé pour la drogue, s'il avait déjà terminé dans des états peu convenables pour quelqu'un de son rang à cause de bad trip ou surdosage, il n'avait jamais fait de mal à Rowann. Même complètement ivre, il ne l'avait jamais frappé, trompé, insulté, il ne lui avait jamais manqué de respect, il avait toujours été correct; alors oui, il avait ses vices mais il les assumait pleinement puisque ça ne regardait que lui et qu'il n'embêtait personne. Personne n'était parfait, même pas lui, Chaz Mountbatten, prometteur et puissant héritier. " Tu t'ennuyais jeudi soir ou tu as eu soudainement une envie de venir me faire perdre mon temps en déblatérant sur un sujet qui ne te regarde nullement ? " lui demanda Rowann alors, avec une certaine froideur, remettant sur le tapis les messages qu'il lui avait envoyé et dont il était totalement satisfait. Chaz n'était pas du genre à tourner autour du pot et il lui avait simplement fait comprendre qu'il n'approuvait pas la situation. Elle pouvait le prendre comme il le voulait, il était entêté, et elle ne pourrait que difficilement lui faire entendre raison. Sur ce coup là, il ne doutait absolument pas de lui, il était en droit de ne pas accepter cette relation entre son ex petite amie et son meilleur ami. Encaissant silencieusement chacun de ses mots, Chaz la fixa un instant, tentant de lire dans son regard ou entre ses traits, voir si elle lui envoyait, peut-être, un message, un signe, quelque chose qui pourrait lui permettre de savoir ce qu'elle désirait entendre, mais rien du tout. Le visage de Rowann était presque totalement neutre si on oubliait l'incroyable mépris dont elle faisait preuve à son égard. " Rowann... Tu sais aussi bien que moi que si tu te foutais de ce que je pensais premièrement tu ne m'aurais pas répondu et deuxièmement tu ne serais pas assise ici. " expliqua-t-il totalement calme et respirant la confiance. Il lui adressa un sourire poli et aimable comme il savait si bien le faire, pour lui faire comprendre qu'il avait raison, qu'elle le savait et qu'elle ne pouvait manifestement rien y faire à part s'en aller, et ça aussi, il savait qu'elle ne le ferait pas.
La serveuse revint, déposa leur tasse sur la table avant de s'éloigner à nouveau et Chaz mit du sucre dans son café avant de se servir de la cuiller pour touiller. Il reposa la cuiller sur la table, et gouta une gorgée avant de lever les yeux vers Rowann Blakley, toujours assise devant lui, et le questionnant sur ce qu'il pouvait faire maintenant. Elle venait de lui faire savoir qu'elle rédigeait des articles pour un magasine et il était ravi d'entendre qu'elle avait trouvé sa voie, si ça lui convenait du moins. La connaissant trop bien, il déduit qu'il devait s'agir d'une revue sans grand intérêt, peut-être même sans trop de prestige, au quel cas elle aurait précisé le nom de celle-ci. Rowann avait donc un job dans une entreprise peu notable et c'était étonnant vue la famille puissante de laquelle elle venait. " J'ai eu mon diplôme il y a quelques mois et, tu sais, c'était la condition sinéquanone pour pouvoir bosser avec mon père. Son responsable commercial a donné sa démission cet été donc... Timing parfait. " lui raconta-t-il simplement et avec une certaine humilité. Il était conscient qu'occuper un tel poste à son âge était une chance, et que oui, il avait été pistonné, mais pour l'instant, il faisait très bien son travail et son père ne s'en plaignait pas alors il assumait clairement. " Ecoute, si tu veux parler de ce que j'ai pu te dire par message, on peut mais j'ai l'impression qu'on va difficilement tomber d'accord. Tu vois c'est juste que ça aurait pu être n'importe qui, je me doute qu'en quatre ans t'es passer à autre chose, mais mon meilleur ami... Nan. Enfin je suppose que tu peux comprendre que j'ai pas envie de te voir bras dessus, bras dessous avec lui, j'ai encore moins envie de vous imaginer au pieu ensemble. Et j'ai du mal à comprendre que ta mère soit d'accord pour te caser avec lui, sa réputation n'est pas très prodigieuse. Et je suis pas sûre qu'il héritera de quoi que ce soit. Si c'est l'argent qui te motive je veux dire. "

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MessageSujet: Re: four years of ignorance / rowann   four years of ignorance / rowann EmptyLun 28 Oct - 20:35



four years of ignorance
Ils ne s'étaient jamais réellement quittés, n'avaient jamais vraiment dit que tout cela était fini. Un goût d'éternel et d'infini teintait alors chacun de ses mots, pesés avec minutie et dans un but bien précis. Celui de lui faire savoir qu'elle était toujours là, en dépit de tout ce qu'elle lui reprochait, en dépit de cette manière malsaine et infondée qu'elle avait de nourrir pour lui une haine sans limites. Douleur qu'était d'observer qu'il ne l'avait pas recherchée, l'avait laissée s'en aller alors qu'elle aurait tant aimé qu'il la retienne. Juste une fois. Encore une fois. Cependant jamais Rowann ne se l'avouerait, jamais elle n'oserait ne serait-ce qu'imaginer de telles vérités qui dans son esprit ne résonnaient que comme quelques songes futiles et bien ridicules. Il l'avait blessée sans même le vouloir, et sa rancœur ne provenait pas d'actes. Elle la nourrissait pour lui en avoir voulu d'être lui-même lorsqu'ils étaient ensemble. Destructeur au possible, le considérant comme celui qui était responsable de ses actes alors qu'il n'en avait rien été. Si durant des mois ils avaient passé la plupart de leurs temps plongés dans quelque paradis artificiels et ô combien délicieux, elle pouvait pourtant se souvenir de ces retours à la réalité qui avaient été si violents. Les nuits passées allongés à même le sol sans se soucier du reste, sans se soucier du monde. À inspirer de la poussière d'étoiles en espérant naïvement plus facilement les attraper. Les lendemains matins agressés par la lumière du soleil, les pertes de mémoires, les trous noirs et la tête qui tournait à en crever. Elle lui en voulait pour sa passion, pour son amour, pour cette addiction qu'elle avait développée sans réellement savoir si c'était à ce qu'ils consommaient qu'elle était dépendante ou à sa simple personne. Blakley se souvenait avec aisance ses nuits passées dans ses draps de soie à l'imaginer avec elle alors que tout le jour durant elle l'avait ignoré. Elle se souvenait aussi ses larmes chaudes qui s'échouaient sur son oreiller de plumes au soleil couchant et qui demeuraient intactes jusqu'au zénith de midi. Elle se souvenait de tout cela. Toutes ces images lui revenaient avec une précision infinie, teintées les une comme les autres pourtant d'un fin voile brumeux. Un fin voile de colère qu'elle appliquait de son plein gré, pensant naïvement que de cette manière elle le tiendrait assez éloigné pour qu'il ne s'intéresse plus à elle. Idiote qu'elle faisait ici, le sourire aux lèvres, ce perpétuel sourire figé tel du papier glacé.
Elle ne put s'empêcher de l'éloigner à nouveau, ces remarques acerbes lui procurant un plaisir probablement malsain. Elle n'avait que cela pour elle, pour se défendre. Le pousser hors de son intimité et de son cœur de manière perpétuelle pour qu'il se fatigue avant elle. Tâche ardue voire irréalisable. Elle se délecta lorsqu'elle crut comprendre qu'il cherchait des réponses dans son regard, intrigué et peut-être même blessé. Elle l'espérait tout du moins intérieurement, une fois de plus. Ainsi elle s'évertua a rester impassible, accomplit son but d'ailleurs, fière d'elle. Et puis les mots de Chaz vinrent briser son moment, teintés d'une réalité qu'elle n'aurait pourtant jamais voulu entendre. Elle baissa la tête, légèrement, juste assez pour ne plus avoir à soutenir son regard tandis que durant quelque infime seconde elle cherchait une réponse cinglante, n'importe laquelle, pour le remettre à sa place. « Je me fiche de ce que tu penses. Un peu moins de ce que tu dis. Je viens juste pour que les choses soient claires afin d'éviter toute méprise quant à ma vie privée. Sans offense, bien sûr. » Elle marqua une pause. Elle voulait dire quelque chose, ne savait pourtant quoi. Peut-être qu'elle n'avait pas le choix, qu'elle était coincée, qu'elle n'aimait pas Charlie et ne le ferait sûrement jamais pour une raison obscure dont seule elle-même était ignorante.
La serveuse vint déposer leurs tasses, elle la remercia avec courtoisie et attendit patiemment que la boisson se refroidisse quelque peu avant d'en boire une gorgée afin de mieux faire passer son petit statut de rédactrice sans nom. Comme elle l'avait prédit lui savait parfaitement d'où il venait mais plus important encore : où il allait. But indéterminé pour Rowann encore pour le moment, hésitante quand bien même jamais elle ne se l'avouerait. Un sourire sincère naquit alors sur son visage, ravie qu'il soit à un poste dont il était fier. « C'est super ! Non vraiment, je veux dire, je suis contente pour toi. » Le sourire toujours glissé sur ses lèvres, elle but une seconde gorgée de ce liquide salvateur qui, sans aucun doute l'aidait à garder son calme - tout du moins elle le pensait - et redressa de nouveau son regard vers lui lorsqu'il reprit la parole, lui crachant, las ses mots. Il ne voulait pas la blesser, le savait foncièrement mais ne pouvait pourtant s'empêcher d'être touchée par chaque syllabe sortant d'entre ses lèvres. Déstabilisée plusieurs secondes, elle laissa son regard divaguer en réfléchissant. Elle qui avait horreur qu'on bouscule son monde venait de voir s'ébranler toutes ses convictions en quelques mots. Simplement parce qu'il s'agissait de Chaz. Inspirant plus profondément que de nature, alors, elle tenta de glisser un sourire maladroit avant de reposer son regard sur lui. « On va être ensemble Chaz, c'est tout. Un jour ou l'autre. Copine ou non. Amour ou non, ça n'a rien à voir et tu le sais. Et ma mère n'est pas juste d'accord, c'est elle qui l'a décidé. Je ne vais pas me mettre en travers de leurs projets, et puis, j'ai de la chance, on s'entend pas si mal lui et moi. » Encore un sourire, toujours un sourire, particulièrement triste celui-ci pourtant. Teinté de quelques remords qu'elle n'avait jamais réussi à apprivoiser.

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MessageSujet: Re: four years of ignorance / rowann   four years of ignorance / rowann EmptyLun 28 Oct - 21:59

rendez-vous au plaza hotel à 17h - Chaz n'avait jamais été patient, au contraire, il était du genre sanguin, horriblement caractériel et capricieux. Il ne supportait pas que l'ont puisse aller contre sa volonté, il avait été élevé ainsi, son père le lui avait toujours appris, il y avait les dirigeants et les dirigés, les forts et les faibles, les riches et les pauvres. Rowann faisait partie de son monde, ça avait toujours été le cas, il l'avait toujours considéré comme son égal lorsqu'ils étaient ensemble, presque comme un bras droit, une amie et une maîtresse et jusqu'à présent, il n'avait jamais pu retrouver dans aucune femme cette bienveillance et cette force qui la caractérisait. Aussi, l'avait-elle laissé s'en aller parce qu'il l'aimait trop pour la retenir, parce qu'il savait qu'elle souffrait et qu'elle avait décidé de le juger coupable de cette souffrance, qu'elle avait préféré fuir et couper les ponts avec lui plutôt que de lui parler pour trouver une solution. Elle ne lui avait jamais exposé clairement le problème, il n'avait jamais su d'où venait cette souffrance, et il avait décidé de la laisser car il n'était peut-être pas prêt à l'affronter, ou bien également parce qu'il espérait qu'elle serait plus heureuse sans lui si il avait effectivement faillit à cette tâche.
Il repensait à tout ça en mélangeant son café, à présent obligé d'affronter son passé, son présent, voir, son futur, puisqu'il était là, devant elle, et qu'il voulait la convaincre de sa bonne volonté, du fait qu'elle comptait toujours pour lui après tout ce temps et il avait l'impression lorsqu'elle lui souriait, de la retrouver, de ne l'avoir jamais quitté en fait et il espérait, peut-être vainement, qu'elle lui laisserait une seconde chance. Il avait l'intime conviction, ou peut-être était-ce simplement de la prétention, que quelque part au fond d'elle quelque chose l'avait poussé à venir jusqu'à lui aujourd'hui. Une étincelle, une once d'espoir... Et c'est avec honnêteté qu'il s'adressa à elle, lui laissant savoir qu'il était malvenu, selon lui, qu'elle puisse être avec Charles Bates et que sa mère faisait là une bien grosse erreur puisque l'argent et la réputation, n'était pas les forts de ce cher Charlie, qui avait plus tendance à fuir sa famille et les convenances qu'autre chose. La réponse de Rowann cependant, le désarçonna, pire même, elle le blessa profondément. Bouillonnant, Chaz tentait tant bien que mal de contrôler sa colère, se faisant violence pour ne pas retourner la table et réussir à rester calmement sur sa chaise. Il n'avait pas envie de s'énerver, il n'avait pas envie qu'on le voit, qu'elle le voit, qu'elle sache, même s'il voulait le lui dire, ça lui coûtait oui, son orgueil, se mettre à nu comme ça, devant elle, après tant de temps, chaque mot qu'il prononçait dans le but de se faire entendre était un réel cri de détresse provoqué par l'injustice dont il trouvait être la victime, celui de voir celle qu'il voulait s'en aller avec un autre. Le fait que Rowann ne semblait pas le moins du monde dérangée par cette affaire n'arrangeait pas le cas de Chaz. Il se sentait vexée, mis sur le côté, comme s'il n'était pas (ou plus) assez bien pour elle, et il ne comprennait pas car aujourd'hui, il s'estimait être quelqu'un de totalement respectable.
Il avait baissé les yeux, évitant de la regarder, tentant tant bien que mal de se concentrer, de se contrôler, il passa sa main dans la poche de son manteau, cherchant quelque chose, son téléphone, une cigarette, il ne savait pas exactement ce qu'il voulait car il aurait aimé s'en aller à ce moment là, partir, fuir, ou bien lui crier qu'elle le dégoûtait, qu'elle lui donnait envie de vomir, qu'il était déçu qu'elle puisse se contenter de cette vie là alors qu'elle pourrait avoir mieux. Il pinça les lèvres, jeta un coup d'oeil à sa montre et releva le regard vers elle. " Je vois. " déclara-t-il calmement, refoulant le plus loin possible ses pulsions. " Peut-être que ta mère pourrait changer d'avis si tu lui présentais quelqu'un dans une situation bien meilleure que celle de Bates. Je te pensais toi même plus ambitieuse que ça, t'avais des projets avant, toi, les tiens, pas ceux de tes parents, des trucs que tu voulais faire, une carrière que t'envisageais dans la mode... Pourquoi est-ce que tu prends toujours la facilité? Tu fuis tout le temps, et tu te consoles en te disant que c'est ce qui est le mieux pour toi mais comment tu pourrais savoir ce qui est bon pour toi alors que tu vis à travers ce que tes parents veulent? Et ne me dit pas que t'as pas le choix parce qu'on a toujours le choix, surtout nous. " Il l'observa un instant. Se félicitant d'avoir réussi à garder toute sa contenance et il avala une gorgée de cappuccino avant d'ajouter.  " Tu sais très bien que j'ai raison, Rowann. "

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MessageSujet: Re: four years of ignorance / rowann   four years of ignorance / rowann EmptyLun 28 Oct - 23:59



four years of ignorance
Il n'y avait jamais eu de mesure, jamais de règles. Pas entre eux. Pas dans ce qu'ils ressentaient, pas dans ce que le fond de leurs mots racontait, pas dans toutes ces pensées qu'ils s'échangeaient sans même devoir les formuler. Il n'y avait pas de mesure dans la passion ni dans les déchirements, dans l'amour ni le manque. Ils n'avaient pas de mesure. Des propos d'une violence démesurée, foncièrement, des actes l'étant plus encore, des souvenirs devenant fantômes et ombres qui n'avaient de cesse de les poursuivre dans chacune de leurs paroles, chacun de leurs actes. Eternel goût amer qui resterait emprunté sur les lèvres de la jeune femme, revers de cette vie qu'ils avaient menées et qui d'après elle ne cesserait de les rattraper. Ici résidait la raison même de sa peur envers Chaz : le fait qu'elle ne contrôle rien à ses côtés. Comme un jeu qu'ils entretenaient, malsain et passionné dans lequel tous deux y perdaient d'eux-même pour mieux se retrouver. Elle était l'enfant apeurée, les yeux brillants et les doigts tremblants. Elle était le coeur qui battait trop fort, les yeux ouverts des heures durant, les doigts s'entremêlant. Elle était la spontanéité, à ses côtés ; elle était tout ce qu'on lui avait interdit d'être. En dépit de leurs ressemblances, en dépit de tous ces points qui les constituaient, ce qu'elle ressentait semblait la mettre sur un pied d'égalité qu'elle n'appréciait guère. Habituée à saluer du haut de sa tour argentée, habituée à ce que jamais on ne l'atteigne. Et avec lui son monde s'écroulait. Et avec lui son équilibre n'était que précaire.
Rowann se rappelait avec exactitude ces sensations qui de toutes parts l'avaient assaillies des années plus tôt, enivrantes et terriblement séduisantes auxquelles elle s'était laissée aller. Une fois. Une unique fois avait suffit. Ici aussi résidait le fait qu'elle accepte sans imposer sa volonté de fréquenter Charlie. Elle ne savait pas ce qu'elle voulait. La sécurité ou l'incertitude. Son éducation la guidait inconsciemment vers la première proposition. La sécurité, oui. Le mariage et les enfants. Le luxe et la villa. Tout ce à quoi elle avait toujours été promise. Si il n'y avait pas de sentiments en jeu la haine alors jamais ne pourrait naître. Jamais donc ils ne pourraient s'abandonner. Et Blakley en semblait persuadée, se leurrant éternellement dans le fond des pensées de sa mère comme une enfant l'aurait fait, ne cherchant pas à comprendre puisque cela était bien plus facile d'agir ainsi. Les yeux fermés et les oreilles bouchées. Sans rien dire. Avancer aveuglément en suivant le chemin qu'on avait tracé pour elle, avec exactitude en connaître les carrefours et les obstacles. Et les passer un à un. Mountbatten n'était que cela. Un obstacle, un intempérie, quelque chose d'imprévu mais qui en dépit de toutes les convictions dans lesquelles elle tentait de se leurrer, demeurait l'un des plus troublant, puisqu'il était son passé, son présent, et sûrement son futur aussi. Il était celui qui dans ses pires moments l'avaient soutenue, il était son reflet, la personne la connaissant sûrement avec une exactitude effrayante. Il était celui qui la faisait vaciller en l'aidant à se tenir debout. Un peu tout, un peu rien. Un peu trop.
Ainsi la main conservée sur sa tasse de thé pour occuper ses doigts elle le regardait, déblatérant quelques mots studieux et bien assemblés les uns aux autres sans réellement savoir si elle devait vraiment les user à ces fins. Elle l'observa quelque peu gênée, brisée, aussi. Et son sourire finalement s'évanouit. Elle parcourut son visage de ses prunelles vacillantes, détailla ses expressions avant de baisser le regard à son tour, soudainement heurtée plus que de nature. Rowann avait compris qu'elle l'avait blessé. Un temps de satisfaction, infime, puis venait la culpabilité, légère mais pourtant bien présente qui de son être entier avec aisance s'emparait. Un peu de colère et de peine. Elle pouvait observer ses muscles se tendre et sa mâchoire se serrer de manière sûrement déraisonnable. Il aurait perdu son sang froid autrefois, aurait probablement déjà envoyé balader sa tasse quelques mètres plus loin, si ce n'était la table entière. Il n'en fit rien pourtant. Et une fois qu'elle redressa le visage, remarquant son calme, elle ne le quitta pas du regard, jamais. Lorsqu'elle comprit finalement qu'il perdait réellement son calme, son regard se fit plus tendre, implorant presque même tandis que, la voix brisée elle murmurait de façon à peine audible. « Je... Excuse-moi... » Elle espéra pourtant, de par sa fierté et son orgueil qu'il ne l'ait pas entendu, se convaincant de nouveau qu'elle n'avait pas à s'excuser ainsi. Tantôt elle, tantôt mademoiselle Blakley. Triste dessein auquel elle semblait pourtant se vouer les yeux fermés. Chaz le souligna, encore. Et sous son regard elle ne put que détourner le sien, inspirant profondément une fois, puis deux tandis que quelques vérités sortaient d'entre ses lèvres. Il la blessait de par ses mots, désirant sûrement la pousser à une réaction. Le cœur au bord des lèvres. Il parlait sans savoir, arrivait tout de même à dire la vérité. Il n'imaginait sûrement pas ce que ses parents lui avaient fait subir pour le seul péché qu'elle avait commis d'aimer une seconde fois. N'imaginait sûrement pas qu'ils en étaient arrivé là. Ainsi le coeur battant, elle dut plier puis déplier ses doigts plusieurs fois en respirant légèrement plus profondément pour sa calmer. Le sang battant contre ses veines, ses lèvres menaçant de craquer au désir si tentant qu'était celui de dire et d'exprimer tout ce qu'il lui manquait. Toute sa spontanéité. La hurler à la face du monde une seule fois. Une ultime fois. Quelques mots pourtant sortirent d'entre ses lèvres, vicieux et sur un ton terriblement sarcastique. « Tu ferais un terrible commerçant, regarde toi, tu sais même pas te vendre toi-même. » Elle fronça légèrement les sourcils, se retint encore un peu, plantant son regard dans le sien, débitant ses mots avec un calme étonnant cependant trop modéré pour qu'il paraisse sincère. « Je suis désolée d'avoir changé. Je suis désolée de ne plus être la personne dont tu te rappelais. Je suis désolée d'avoir changé de priorités, aussi. Je suis désolée de foirer totalement tout ce que je fais pendant que toi tu te pavanes en ayant tout réussi, le sourire aux lèvres. Je suis désolée d'être une fille facile comme tu le dis si bien. Mais je me fiche de te décevoir. » Elle le considéra, un instant, inspirant profondément en tentant de canaliser ce désir qu'elle avait de lui hurler la vérité tandis que dans ses leurres elle se complaisait. Se redressant légèrement, elle se pencha au dessus de la table, approchant son visage de celui de Chaz et soutint une nouvelle fois son regard avec insolence, glissant son souffle sur ses lèvres dans un sourire. « Mais s'il y a bien une chose pour laquelle je ne m'excuserai pas ce sera de terminer dans le même lit que Charlie. Peut-être que lui se souviendra m'avoir fait l'amour au matin quand nous nous réveillerons côte à côte... » Elle l'observa encore un peu, un petit rictus se glissant entre ses lèvres tandis qu'elle se rasseyait face à lui, le regard toujours planté dans le sien et munie d'une assurance sans faille. Elle était parvenue à demeurer calme, se félicitait pour cela, mais encore plus pour ses derniers mots. S'il la blessait elle ferait de même.

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MessageSujet: Re: four years of ignorance / rowann   four years of ignorance / rowann EmptyMar 29 Oct - 13:35

rendez-vous au plaza hotel à 17h - Il avait essayé de changer depuis son départ, parce que mine de rien, ça l'avait blessé, elle lui avait brisé le coeur et plus jamais il ne voulait ressentir ça. Il se souvenait bien trop douloureusement des nuits entières passées à se demander si elle allait revenir et si elle l'avait quitté pour un autre. En fait, la peur de la perdre avait été constante durant leur relation, chaque jour, chaque seconde passait avec elle les rapprochaient chaque fois un peu plus du précipice, de la folie peut-être même parce qu'il l'aimait chaque fois encore plus. Ils avaient marché sur le fil du rasoir, sur une corde raide, tendue et bien trop fine pour supporter une telle passion. Ils avaient faits de très beaux funambules, marchant ensemble toujours main dans la main, soit lui, derrière elle, prennant soin à ce qu'elle ne tomba jamais, soit elle, le guidant vers ce qui était le mieux. C'était un amour bien trop dévorant, bien trop puissant et incontrolable mais ça ne l'avait jamais effrayé, il ne s'était jamais senti faible à ses côté parce qu'avec elle il avait toujours eu l'impression que le monde leur appartenait et que rien ne pourrait jamais leur arriver. Et lorsque Rowann avait sauté le pas, lorsqu'elle avait cessé d'avancer avec lui, le fuyant, il avait bien cru pendant un moment perdre toute raison d'être ou de vivre et il avait longuement sombré, ses demons reprenant le dessus, se disant alors que si même elle le laissait tomber alors il n'avait plus aucune raison de faire confiance à qui que ce soit et il en avait voulu au monde entier. La drogue et les fêtes, les nombreuses filles qui étaient passées après Rowann avaient été son lot de consolation, ils s'étaient enfoncés, parce qu'une fois Rowann parti alors c'était tout son équilibre qu'il avait perdu, c'était cette corde qui se brisait et le laissait tomber chaque jour un peu plus profondément dans un gouffre sans fin, un trou noir confortable et destructeur à la fois. Et puis il s'était réveillé un matin et il avait décidé que tout ça était terminé, qu'il devait se reprendre, que ce n'était pas parce qu'elle était partie que le monde s'arrêtait et qu'au contraire, il était capable d'avancer sans elle. Ca n'avait pas été simple mais il l'avait fait, il était remonté doucement à la surface, il avait retrouvé son souffle, retrouvé une raison de vivre, il avait pansé la blessure qu'elle lui avait infligé en partant et elle venait de la rouvrir en revenant.
Charles Bates l'avait vu de ses propres yeux, Chaz ne se souvenait que trop bien des soirées à se saouler la gueule avec son meilleur ami dans le seul but de noyer son désespoir, des filles qu'ils avaient ramené, des rails de cocaïne, des joints, des cachetons même, qu'ils avaient avalé avec des verres de whisky. Charlie avait été là pour le soutenir, le voyant sombrer et le voyant revenir finalement, plus fort peut-être, ou plus faible et c'était probablement ce que Chaz avait le plus de mal à accepter: la trahison. En fait, il ne pouvait réellement pas en vouloir à Rowann parce qu'il la connaissait trop bien, il savait qu'elle agissait ainsi dans son propre intérêt, égoïste petite bourgeoise qu'elle était, mais Charlie lui il était beaucoup trop conscient de ce que Chaz ressentait pour accepter la situation et si le jeune Mountbatten avait espéré raisonner Rowann, il se rendait compte qu'il s'était peut-être trompé d'interlocuteur, que ce n'était peut-être pas à elle qu'il devait s'adresser pour règler ce qu'il estimait être un problème et une véritable menace à son bien-être.
Oui il avait tenté de la raisonner, et alors qu'il avait à peine fini de parler et qu'il buvait de son cappuccino, elle lui répondit, l'affrontant avec confiance, l'insultant d'une certaine façon, le prennant de haut, encore. L'esprit de Chaz s'était momentanément fermé et les mots qu'elle prononçait ne l'effleurèrent même pas, il l'entendait mais ne l'écoutait plus, son regard s'était perdu dans le sien, il se braquait, feignant d'être intéressé par ce qu'elle pouvait dire, décidant de s'en foutre. Il avait alors projeté de terminer son café et de s'en aller avec le peu de dignité qu'elle avait daigné lui laisser, parce qu'il comprenait bien que les tentatives pour lui faire entendre raison étaient vaines, qu'elle n'était pas là pour ça, oui, il avait compris pourquoi elle était venue, ce n'était pas pour lui, ce n'était pas pour le revoir, ce n'était pas par curiosité, ni avec une certaine tendresse, dans l'optique de passer un bon moment. Non, si elle était là et il venait de le comprendre, c'était bel et bien pour lui faire du mal, pour lui montrer qu'elle avait changé, qu'elle n'était plus la même, qu'elle ne lui appartenait plus... Elle venait d'enfiler son plus beau costume de scène, celui que sa mère, cette chère Mme Blakley devait apprécier le plus et il esquissa un sourire, amusé et à la fois moqueur. " Ta mère doit être fière de toi... " dit-il simplement. Et alors qu'il estimait en avoir terminé avec cette conversation, Rowann se pencha au dessus de la table pour lui asséner le coup fatal, injectant dans son souffle chaud et dans chacun de ses mots un venin puissant, douloureux, le heurtant à vif, lui coupant le souffle pendant un quart de seconde avant qu'il ne se reprenne et que son sang, à nouveau, ne fasse qu'un tour. Elle eut à peine le temps de s'asseoir à nouveau sur sa chaise pour contempler le résultat de son travail, parce qu'il savait qu'elle le poussait à bout, qu'elle voulait le rendre fou, le voir s'emporter et il était incapable de se contrôler, elle était aller trop loin. Il n'avait aucune envie de lui donner raison, lui qui avait tant travaillé, passant du temps pour apprendre à refouler ses penchants, son tempérament de feu, cette violence qui l'animait... Les mots de Rowann avaient été l'allumette lancée sur une flaque d'essence, une explosion brûlante et incontrôlable. Les tasses se brisèrent sur le sol alors qu'il se levait, soulevant avec lui la table qui tomba dans un bruit fracassant sur le sol alors que, instantanément, tous les regards se tournèrent vers eux. Clients et employés, tous, l'observèrent, curieux et à la fois surpris par tant d'animation. " T'es qu'une salope, t'es contente là, hein? Tu dégustes. Rassures-toi Rowann, t'es toujours la même énorme conne que t'étais il y a quatre ans, et j'espère que tu seras heureuse quand il te baisera parce que c'est ce qu'il fera, il te fera pas l'amour non, il en aura absolument rien à battre, il te baisera, exactement comme toutes les autres. Et je suis bien content de ne pouvoir me rappeler ce que ça fait de se réveiller à côté de la plus grosse salope des Hamptons, parce que c'est ce que t'es, et t'auras beau mettre des robes plus chères, tu resteras la même salope. Alors profite, tu seras heureuse si tout ce qu'il te faut c'est de te faire baiser tous les matins. Il le fera sans problème. " prononça-t-il avec colère avant de prendre sa veste et de s'avancer vers le comptoir où il laissa un billet. Il se présenta face à l'employé parfaitement calmement, la haine étant retombée aussi vite qu'elle était montée, il lui adressa un léger sourire, s'excusant platement en laissant la monnaie, plus du triple de ce qu'ils devaient probablement payer " Désolée pour le dérangement. " dit-il simplement avant de s'éloigner et de franchir la porte pour rejoindre sa voiture.

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MessageSujet: Re: four years of ignorance / rowann   four years of ignorance / rowann EmptyMar 29 Oct - 15:51



four years of ignorance
Elle n'avait cherché que cela depuis qu'elle était arrivée. Qu'une passion lancinante et dévorante qui d'une certaine manière lui avait manquée. Quelques turbulences dans son monde de papier glacé, de faux semblants, muni de son sourire digne des publicités. Qu'on l'oblige à réfléchir, juste un peu, qu'on bouscule ses idées et ses convictions. Qu'on lui hurle à la figure, une fois, une seule fois puisque personne jamais n'osait le faire. Rowann l'avait provoqué pour une de ces raisons quand bien même elle soit terriblement égoïste : qu'il lui rappelle ce qu'elle avait voulu un jour. Lui. Toujours cette même réponse. Chaz.
Peut-être avait-elle aussi agi ainsi le but de le ramener à elle. Lui rappeler qu'il comptait encore, indirectement oubliée derrière ces masques qu'elle n'avait de cesse de porter depuis qu'elle l'avait quitté. Lui rappeler qu'elle était toujours sienne et le serait probablement longtemps encore. À sa manière, ou plutôt celle de sa mère, empreinte d'une éducation qu'elle suivait toujours à la lettre sans réellement en comprendre le but et les réels enjeux. Rowann demeurait une enfant couvée par l'or et les pierres précieuses, bercée entre rêves de princesse que jamais elle n'avait quitté et la réalité amère de ses parents qui elle continuait de la suivre telle une ombre, à chacun de ses pas, dans chacun de ses mots. Comme un poison au parfum de Chanel, comme des lèvres crachant quelques immondices habillés du rouge Dior. Tant que l'image demeurait parfaite le reste suivrait. Habillée de mille enseignes différentes, elle trichait, ne faisait que cela, tricher dans le but de gagner comme si elle n'avait pas déjà perdu, comme s'il y avait un quelconque autre enjeu que son intégrité, qu'elle soit physique ou morale. Comme s'il y avait un quelconque enjeu qu'elle-même. Si elle espérait que quelqu'un la retiendrait un jour, la secouerait, Blakley ne se rendait nullement compte des proches qu'ainsi elle perdait. Comme une douleur qu'elle s'infligeait dans le silence, éternellement, sans réellement se demander si ce qu'on lui avait appris lui serait bénéfique pour autre chose que pour son image.
Elle s'était jouée de lui, le faisait toujours, enfant capricieuse qu'elle demeurait. Le sourire au bout des lèvres élevé tel un rayon lumineux alors qu'elle semait tempête et violence avec une aisance déconcertante. Perpétuel acharnement dont elle faisait preuve, celui de rester impassible en dépit de tout ce qu'elle pouvait bien ressentir. Elle l'oubliait, le taisait temporairement pour peut-être mieux se le rappeler lorsqu'elle en aurait fini de cette mascarade. Pourtant lorsque Chaz la compara à sa mère, son visage se ferma partiellement et elle crut un instant défaillir. Rowann n'était pas comme sa mère, en était intimement convaincue quand bien même elle tentait depuis toujours de se plier à ses désirs et de combler ses espoirs du mieux qu'elle le pouvait. Elle n'était pas comme elle. Ne séparait pas les gens qui s'aimaient, ne condamnait pas le spontané, jamais. Ainsi la jeune femme pressa ses lèvres rosées l'une contre l'autre en redressant le regard sur Mountbatten, profondément blessée. Elle ne répondit pourtant rien, se contentant de se mettre en scène comme elle avait toujours su le faire. Sa réaction ne tarda pas. Instinctivement, elle se recula quelque peu de peur d'en sortir blessée plus qu'elle ne l'était déjà. Et, soutenant son regard, elle écouta chacun de ses mots, un sourire faussement malin fendant son visage en deux parties distinctes. Si son regard lui, hurlait à la peine elle tentait pourtant de garder son calme tandis qu'en son for intérieur bien des choses se brisaient. Un peu de coeur un peu d'amour. Un peu d'elle et un peu de ce monde dans lequel elle se leurrait mais qui sous ses mots paraissait bien ridicule. Elle pouvait sentir son coeur lui briser les côtes dans un bruit effroyable, demandant plus d'air, plus de place, rêvant d'ailleurs et d'autrement puisqu'en ces instants il ne désirait lui appartenir une seconde de plus. Et elle le perdait, lui aussi, momentanément. Ne sachant que faire de sa douleur elle perdit le peu de coeur qu'il lui restait à l'égard de Mountbatten.
Ainsi lorsqu'il attrapa sa veste elle l'observa avec défi, immobile sur sa chaise, assise parmi les débris de tout ce qu'ils venaient de briser, ce sempiternel sourire accroché sur son visage de poupée. Elle demeura ainsi de longues secondes, attendant qu'il soit sorti du Plaza pour, à son tour enfiler sa veste et ses remords, glissant un billet à la somme généreuse sur le comptoir en passant. Si Rowann savait qu'elle repartait avec sa fierté, elle n'avait pourtant pas idée de ce qu'elle avait perdu.

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in case i'm mistaken
And I go crazy cause here isn’t where I wanna be,
and satisfaction feels like a distant memory.
And I can’t help myself, All I wanna hear him
say is " are you mine ? " Well are you mine ?
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